L'association Prévention, éducation, recherche, soins, escarres (PERSE) a actualisé ses recommandations pour la prise en charge des patients à risque et/ou porteurs d'escarres. Une mise à jour plus que nécessaire puisque les précédentes -qui étaient aussi les premières- dataient de 2001. Le maintien du taux de prévalence à près de 9% des personnes hospitalisés depuis dix ans (soit 300 000 personnes), a en outre conforté l'association dans sa démarche.
Trois étapes ont gouverné la rédaction de ces recommandations : revue systémique de la littérature, recueil des pratiques professionnelles et avis d'un comité d'experts. L'association, qui est aussi centre d'expertise et groupe de référence, a aussi fait intervenir plusieurs sociétés savantes : la Société française de médecine physique et de réadaptation (SOFMER), la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG) ainsi que la Société française et francophone des plaies et cicatrisation (SFFPC).

Les nouvelles recommandations, informe l'association PERSE dans un communiqué, élèvent l'escarre "au rang de pathologie reconnue nécessitant une prise en charge globale et renforcent l'obligation de développer des efforts continus de prévention et de prise en charge selon plusieurs axes", tels que : évaluation des risques via des échelles pondérées, confirmation de deux facteurs prédictifs que sont l'immobilisation et la dénutrition, bénéfice des soins infirmiers en prévention, intérêt de l'éducation thérapeutique du patient...

L'association précise enfin que des recommandations définitives seront rédigées par le groupe promoteur de pilotage et seront publiées en anglais et en français.