Situation

 

  • Le système de soin actuel est maltraitant envers les personnes âgées (l’organisation actuelle des soins, trop cloisonnée et mal adaptée ne permet pas un retour à domicile). En effet, la plupart des séjours hospitaliers se déroulent au sein de services généraux. Or, une prise en charge inadéquate, insuffisamment vigilante aux risques spécifiques des patients âgés, peut induire une dépendance iatrogène. La dégradation de l’autonomie est alors en partie due au séjour.
  • 85% des Français souhaitent vieillir à domicile
  • 60% d’admissions évitables aux urgences en gériatrie
  • L’essentiel de la prise en charge sanitaire des personnes âgées se déroule en ville.

 

Problématiques

 

  • Comment changer l’organisation de soin, comment amener le soin chez les patients âgés ? Comment travailler sur le respect des souhaits des français ?
  • Comment éviter les hospitalisations inutiles ?
  • Comment réorganiser les soins en dehors de l’hôpital ?
  • Comment inclure les actions de prévention dans tous les domaines (iatrogénie, nutrition, chutes, dépression, etc. ?)

 


Nos solutions

 

  • Créer des outils (sur le modèle d’ICOPE) qui déclencheraient des alarmes si la tension artérielle est trop haute, si le cœur bat trop vite, etc.) et qui fonctionneraient comme une unité de médecine mais à domicile. Ceci, de manière à organiser une surveillance en amont qui permettrait d’éviter l’entrée aux urgences

 

  • Améliorer les prises en charge hospitalières et les transitions ville-hôpital (entrées et sorties). Réfléchir à l’organisation de plateaux de post-urgences avec une forte compétence gériatrique et réorganisés pour que les spécialistes d’organes exercent leur expertise au lit du malade.

 

  • Favoriser une acculturation gériatrique au sein de l’ensemble des unités de soins accueillant des patients âgés de 75 ans et plus, donc de la quasi-totalité des professionnels, notamment pour éviter la dépendance nosocomiale.

 

  • Accroître la surveillance par les médecins traitants d’affections bénignes, courantes, qui peuvent à terme affecter plus profondément la qualité de vie des patients (mycoses buccales, inadaptation d’un dentier, problèmes de chaussage et de pieds, déficits sensoriels…). Ce repérage incombe également à tous les professionnels de santé qui participent au suivi des personnes âgées : infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, diététicien, orthophonistes, etc.

 

  • Organiser des réunions de concertation pluri-professionnelles dès lors que l'expertise gériatrique est nécessaire à la prise de décision la plus adaptée notamment avec les CPTS

 

  • Permettre une tarification à la qualité pour éviter les situations de dépendance nosocomiale. Aujourd’hui, les complications de la dépendance ont un effet mécanique de valorisation des séjours : à l’hôpital, la survenue d’une dénutrition ou d’une escarre valorise financièrement le séjour ; en EHPAD prévenir la dépendance n’est pas intégré dans le calcul du financement du séjour.

 

  • Aider et accompagner financièrement les EHPAD pour les activités de télésanté : télémédecine et télé-soin, comprenant une aide financière pour l’équipement et du temps RH, pour ne pas retirer les soignants du chevet des patients.

 

 

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