Situation 

 

  • La gériatrie est une discipline encore récente (2004) qui souffre d’une mauvaise image nourrie par l’âgisme. La réforme du troisième cycle des études médicales a créé le diplôme d’études spécialisées (DES) de gériatrie qui permet aux étudiants, depuis 2017, de se former à cette spécialité en 4 ans comme pour les autres spécialités médicales
  • Le patient âgé prend parfois jusqu’à 15 médicaments différents qui lui ont été prescrits par des médecins différents sans aucune concertation.

 

 

Ce que l’on sait 

 

  • La gériatrie est une spécialité médicale prenant en compte le patient âgé dans sa globalité : affections physiques, mentales, fonctionnelles et sociales ; et dans différents contextes (aigus, chroniques, de réhabilitation, de prévention et en fin de vie).
  • La médecine gériatrique, dépasse ainsi la médecine d’organe, et offre un modèle de soin global, intégrant le soin des maladies aigues et chroniques et la prévention de l’autonomie fonctionnelle ainsi que la qualité de vie des malades. La gériatrie tient également compte de l'entourage, du contexte de vie, etc.
  • Avec l’évolution démographique, la gériatrie est de fait une discipline d’avenir à laquelle il faut donner toute sa place et les moyens de se développer.
  • Le malade âgé atteint de plusieurs maladies chroniques à la fois avec un risque de dépendance doit pouvoir bénéficier d’une expertise gériatrique, qui intègre les champs médico-psycho-sociaux.
  • Mieux on suit le patient gériatrique pour toutes ses maladies chroniques, mieux on prescrit et plus on diminue le risque de maladie aigüe et l’entrée aux urgences.

 

 

Problématiques 

 

  • Comment faire rayonner la gériatrie dans et en dehors de l’hôpital ?
  • Comment diffuser les bonnes pratiques gériatriques à l’hôpital et en ville ?

 

 

 

Nos solutions 

 

  • Promouvoir la découverte de la gériatrie dans toutes les formations médicales et paramédicales

 

  • Accroître le nombre de gériatres

 

  • Accroître le nombre d’enseignants-chercheurs de gériatrie (moins de 60 gériatres universitaires actuellement en France).

 

  • Inclure les services de médecine gériatrique au cœur de l’hôpital et proche du plateau technique : mesure à communiquer au CNIS (comité national de l'investissement en santé)

 

  • Instaurer dans chaque établissement de santé une commission de coordination gériatrique auprès de la CME et de la Direction des soins

 

  • Reconnaître et promouvoir la gériatrie libérale par une nomenclature adaptée, sortie d’une logique unique de paiement à l’acte.

 

  • Demander la création d’un Ministère de l’Autonomie et du Grand Âge de plein exercice

 

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